La prière du chrétien ?

Si la prière est d’abord le cœur à cœur avec Dieu, prier avec des formules récitées est aussi une aide précieuse.
Le Notre Père, que nous a donné Jésus lui-même, est la prière centrale de l’Évangile.

La Parole de Dieu contenue dans la Bible, et les témoignages des Saints sont une source inépuisable d’inspiration. Plus proches de nous les fêtes religieuses qui rythment les semaines et les mois nous portent dans la méditation de la vie du Christ. La prière peut se faire seul ou à plusieurs, en famille ou entre amis, par la parole ou le chant, et même au bureau dans le silence des cœurs.

Que dire d’essentiel dans la prière ?
La prière n’est pas forcément faite de mots, elle est avant tout une ouverture du cœur à Dieu.

Cependant, avec l’Esprit Saint, nous pouvons suivre ce simple schéma :

  • Merci :  rendre grâce au Seigneur pour sa vie et ses bienfaits.
  • Pardon :  reconnaître ses faiblesses et ses fautes envers Dieu, soi-même et son prochain.
  • S’il te plaît :  demander au Seigneur ses besoins matériels et immatériels, et par compassion ce dont les autres, et l’humanité en général, ont également besoin.
  • Je t’aime :  de tout l’élan de son cœur, dire son amour à Jésus, au Père, à l’Esprit Saint, tout simplement.

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La prière du croyant selon le Catéchisme de l’Église Catholique :
Quelles que soient ses formes, la prière est l’expression de la foi : c’est une « élévation de l’âme vers Dieu » (CEC 2559). Elle permet de s’établir en relation avec Dieu (CEC 2562). La prière naît du cœur, notre centre caché, insaisissable par notre raison et par autrui (2562). La prière est universelle parce que la « quête de Dieu » est présente partout. « Toutes les religions en témoignent » (CEC
2566). Elle est aussi présente à l’histoire des hommes : elle est « la relation à Dieu dans les événements de l’histoire » (CEC 2568). La prière chrétienne est la réponse à un appel qui vient du dedans. C’est l’Esprit Saint, le Maître intérieur (CEC 741),
qui, en nous, la fait « jaillir » et la « dirige vers le Père » (CEC 2564, 2652, 2670, 2672).
C’est le Christ qui, en nous, a soif, comme au puits de la Samaritaine (CEC 2560).
La prière est un combat (CEC 2725). « Elle ne se réduit pas au jaillissement spontané d’une impulsion intérieure. Pour prier, il faut le vouloir » (CEC 2650).
Elle doit faire face à de multiples obstacles, en particulier à tous les préjugés issus des mentalités et des courants actuels (CEC 2726). D’autre part, on ne peut méconnaître les difficultés propres à l’exercice même de la prière (CEC 2729-2733).
La prière est d’abord une question d’amour (CEC 2742). C’est la disposition du cœur qui purifie la demande exprimée dans la prière. C’est elle aussi qui accepte que Dieu n’exauce qu’à la mesure de notre bien (CEC 2735-2737). En outre,
il ne suffit pas de dire : « Seigneur, Seigneur » (Mt 7,21), mais « d’accorder son cœur à faire la volonté du Père » (CEC 2611).

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En Église

Si l’Église a précisé les temps de la prière du chrétien (CEC 2698) et si elle privilégie certaines formules, c’est autant pour signifier la « communion » de tous (CEC 2565) que pour offrir un « langage » à tous ceux qui s’engagent sur des « chemins de prière » (CEC 2663). C’est d’abord dans les Ecritures (CEC 2568-2597) que l’Eglise puise des modèles et des formulations de la prière (CEC 2625). Le Christ Lui-même a prié son Père (CEC 2599-2607) et il a demandé à ses disciples de « prier en son nom » (CEC 2614).

La prière n’a rien d’uniforme.
Elle ne va pas à Dieu par un sens  unique.
Elle prend différentes voies qui lui donnent chacune une forme particulière.

Ainsi le CEC distingue-t-il la prière de bénédiction et d’adoration qui se tourne vers le Seigneur pour « exalter » sa grandeur et ses dons (CEC 2626-2628), la prière de demande et d’intercession dans laquelle nous Le supplions pour nous-mêmes ou pour les autres (CEC 2629-2636), la prière d’action de grâces et de louange qui, simplement, se réjouit que « Dieu est Dieu » (CEC 2639) et qui exprime la reconnaissance pour ses dons (CEC 2637-2643). Le modèle en est la Vierge Marie dans le Magnificat (CEC 2619).

C’est dans la célébration de l’eucharistie que culminent toutes ces formes de la prière chrétienne (CEC 2643,1359-1361).

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Qui prier ?

Il existe toute une hiérarchie parmi les personnes qui sont dans la maison de notre Père. Il y a désigné des tâches pour chacun des saints et des anges de sa création.
Ainsi, toutes ces personnes aimantes, vivant dans l’unité du Père, nous assistent de par sa volonté.
Ses saints et ses anges dépêchés à notre écoute peuvent « intercéder » pour nous.

Intercéder signifie que le saint ou l’ange invoqué relayera notre prière vers le Père car c’est Lui seul qui reçoit et qui donne.

Toutes les personnes célestes sont humainement accessibles, à commencer par la très sainte Trinité, elle-même en
adorant et priant Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
La Bienheureuse Vierge Marie, notre Mère à tous, se penche sur chacun de ses enfants dès que nous la prions.

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Comment prier ?

La prière ne va pas de soi. Il y faut un apprentissage (CEC 2650). « On entre en prière comme on entre en liturgie : par la porte étroite de la foi » (CEC 2656). Le Christ lui-même a appris la prière à ses Apôtres (CEC 2607 …). En réponse à leur demande (Lc 11,1), il a confié cette « prière chrétienne fondamentale » qu’est le Notre Père (CEC 2759).

Prière et vie chrétiennes sont indissociables (2745). « On prie comme on vit, parce qu’on vit comme on prie » (CEC 2725). La prière n’est rien d’autre que notre réponse à Dieu qui « a soif que nous ayons soif de Lui. » (CEC 2560).
On peut prier à haute voix ou prier dans son cœur, prier seul ou prier avec d’autres.

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Quand prier ?

On peut choisir plusieurs moments propices dans la journée et s’y tenir régulièrement.
Quel est le moment où je serai le plus disponible ?
Il faut se fixer un rendez-vous avec Dieu et décider de consacrer chaque jour un certain temps à la prière.
Une certaine régularité est importante.

On peut saisir aussi les occasions qui passent au cours de la vie  quotidienne pour faire naître dans notre cœur des mouvements d’action de grâces ou de supplication.

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Où prier ?

Il est souhaitable de prier dans un endroit où l’on ne risque pas d’être distrait par ce que l’on voit ou par ce que l’on projette de faire.

Il y a des lieux plus favorables à la prière. Ainsi on peut s’arrêter dans une église pour prier, car on y trouve le silence, la grâce de la présence eucharistique de Jésus et le cadre porte au recueillement.

On peut aussi établir dans son logement un coin de prière avec une Bible, une image religieuse, une icône ou une statue, un petit lumignon ou une bougie etc.

On crée ainsi une ambiance propice au recueillement.

On peut avoir des temps forts de prière pendant une récollection ou une retraite ou pendant un pèlerinage.
Cependant, on peut prier n’importe où : sur son lieu de travail, en marchant, dans les transports en commun, dans la nature…

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Dans quelle position prier ?

Le rôle du corps est important dans la prière.
Le corps peut être une gêne ou une aide à la prière.
La position de notre corps est une expression de notre relation à Dieu.
Le corps peut exprimer la prière et même être prière.
La position assise est celle de l’écoute et de la méditation.
La position à genoux exprime la supplication, le repentir, l’adoration.
La position debout permet de nous tenir devant Dieu dans toute la dignité de notre être créé à son image et à sa
ressemblance. Elle exprime une attitude de disponibilité à suivre Dieu.
Cependant dans la prière personnelle chacun doit trouver la position qui lui convient.

Qu’est-ce que le Carême ?

D’où vient le mot Carême?
Le mot «carême» vient du latin quadragesima [dies] («le quarantième [jour]»).
Quel est le sens du Carême?

Le Carême, ce sont 40 jours pour se préparer à la fête de Pâques. Ce chiffre est courant dans la Bible:

  •  les 40 jours du déluge,
  •  les 40 années du peuple hébreu dans le désert avant d’atteindre laTerre promise,
  • les 40 jours de Jésus dans le désert pour affronter la Tentation. Il symbolise le temps d’une vie ; c’est prendre le temps d’agir.

Il débute le mercredi des Cendres et s’achève le dimanche des Rameaux. Quand on parle de 40 jours, on
ne compte pas les dimanches, car le dimanche est le jour de la Résurrection.

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Les trois mots du Carême :

  • Le jeûne est une privation de nourriture (ou de quelque chose qui est nécessaire ou agréable), destinée à donner plus de temps aux autres et à Dieu dans sa vie.
  • L’aumône ou partage, c’est le don de ce que l’on possède (argent, temps)
  • La prière est un dialogue avec Dieu. C’est lui parler avec  confiance, lui dire merci, lui demander de l’aide.

Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.
La Semaine sainte – dernière semaine de Carême – qui commence avec le dimanche des Rameaux, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi saint au soir et le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.

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  • Un temps de conversion.

La durée du Carême – quarante jours sans compter les dimanches – fait en particulier référence aux quarante années passées au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert (Matthieu 4, 1-11) entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.
Le Carême, temps de conversion, repose sur la prière, la pénitence et le partage. La pénitence n’est pas une fin en soi, mais la recherche d’une plus grande disponibilité intérieure. Le partage peut prendre différentes formes, notamment celle du don.

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  • Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême.

Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».
L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :
« Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret (…)
Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret (…) Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret ».

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  • Le jeûne…

Pour donner soif et faim de Dieu et de sa parole,le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole.
Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.
« L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque Vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le vendredi de la Passion et de la Mort et de notre Seigneur Jésus Christ. »

Can.1251, code de droit canonique.

Sont dispensés du jeûne, les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.

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Le jeûne en questions, pourquoi choisir de ne pas se nourrir ?

Jeûner c’est se priver momentanément de quelque chose qui nous est nécessaire ou très agréable pour se donner le temps de retrouver l’essentiel.

Dans l’exemple du jeûne alimentaire, l’homme a besoin de nourriture sous peine de mourir de faim. Mais il peut choisir de ne pas se nourrir tout de suite. Avant que le manque de nourriture ne devienne une trop grande gêne, il a le temps de se rappeler que le repas nourrit son corps, comble son ventre, mais qu’il a d’autres besoins à combler.

Jésus pendant ses 40 jours de jeûne au désert dit : « Il est écrit que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu. »
Prenons Jésus au mot et imaginons des Paroles qui peuvent nourrir le cœur avant que la nourriture ne remplisse le ventre.

  • Prendre conscience de la chance que j’ai de pouvoir me nourrir quand d’autres dans le monde ont faim et de prendre le temps d’un merci. (C’est le sens de la prière du Bénédicité, prière que l’on dit avant de se mettre à table)
  •  Attendre celui avec qui je dois partager le repas et préparer mon cœur à l’accueillir.
  • Penser à celui que la misère privera de repas et préparer une forme de partage.
  • Méditer sur ce qui me manque autant que le pain : quel soin je prends de ceux que j’aime, est-ce qu’ils savent qu’ils comptent pour moi ?
  • Écouter la Parole de Dieu qui peut me nourrir le coeur.
  • Prendre le temps de prier et de confier à Dieu ce dont mon coeur a faim.

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Quelles sont les recommandations de l’Église concernant le jeûne ?

Lorsque le carême s’est constitué comme temps de pénitence au IV° siècle, l’obligation du jeûne était très rigoureuse : un seul repas le soir sans viande, ni œuf, ni laitage, ni vin.

Il s’est progressivement adouci. Actuellement, depuis 1949, le jeûne de carême est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint.

L’Église ne nous ordonne de jeûner que 2 fois l’an, ce qui est fort peu. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu’une légère collation le soir.
Sont dispensés de jeûner en carême les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.

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Le jeûne a-t-il la même signification pour tous les chrétiens ?

Des religieux orthodoxe, protestant et catholique témoignent de la place et du sens du jeûne dans leur communauté.
Pourquoi jeûner ?
Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.
« L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque Vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le vendredi de la Passion et de la Mort et de notre Seigneur Jésus Christ. »
Can.1251, code de droit canonique.

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  • Pénitence

Faire pénitence, c’est implorer le pardon de Dieu.
Le mot s’est peu à peu confondu avec les diverses pratiques de pénitence.
Pour l’essentiel, la pénitence vise à la réparation de la faute commise.
Elle est le signe de la « conversion » à laquelle le Christ nous a tous appelés :
« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1, 15).

  • Grâce

Désigne la bienveillance absolument gratuite que, de toute éternité, Dieu témoigne à l’homme en l’appelant à partager sa propre vie.
C’est l’intimité avec le Dieu de Jésus Christ donnée par le baptême et renouvelée par les sacrements.
C’est par grâce que Dieu nous sauve.

Comment prier ?

Comment prier ?

Selon les circonstances, les moments du jour, notre disposition à la prière peut être une prière de louange ou d’action de grâce, de repentir, de supplication ou d’intercession, une offrande ou une
adoration.
Et les moyens de prier sont tout aussi variés. S’il est bon de choisir un lieu et un environnement, de se fixer un temps et de s’y tenir, il est tout aussi possible de prier en tout temps et en tout lieu !
Voici donc plusieurs méthodes. Cependant, pour pouvoir prier, plutôt que de savoir, il faut d’abord et avant tout le vouloir, c’est-à-dire vouloir répondre au désir de Dieu de nous voir venir à Lui, et en prendre les moyens.

  • La prière du Chapelet.
  • L’ Adoration du Saint Sacrement.
  • Prier avec un texte.

Prendre l’Écriture Sainte ou un commentaire de Bible, un livre de doctrine spirituelle ou une vie de saint.
Après avoir invoqué l’Esprit-Saint et lui avoir confié ce temps de prière, choisir un extrait, ou plutôt le recevoir, et le lire lentement.
Vous pouvez aussi choisir l’Évangile du jour proposé par la Liturgie de l’Église.

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Plusieurs démarches sont possibles :

  • S’arrêter dès qu’une phrase, un mot, une remarque me touche, les répéter, les savourer, les méditer
    et m’en imprégner. Relire paisiblement jusqu’à apprendre par (le) cour une phrase ou une image.
  • Essayer de les comprendre intellectuellement, de faire des liens, de chercher ce qui me concerne.
  • Choisir une scène de la vie du Christ et se mettre soi-même dans cette scène. En regarder les
    principaux aspects : le cadre de la scène, ce que dit, ce que fait Jésus., les autres personnages.
  • Regarder, entendre, entrer dans les sentiments de tel ou tel acteur de la scène. Goûter et rester là à
    contempler.

Puis passer de la méditation ou de la contemplation à un dialogue avec le Seigneur, lui demandant ce qu’Il attend de moi.
Terminer par un cœur à cœur silencieux avec le Seigneur.

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  • Prier avec les Psaumes

Les Psaumes sont appelés en hébreu Livre des louanges.
Ces poèmes sont les prières traditionnelles du peuple d’Israël qui s’adresse au Dieu de l’Alliance, pour le louer ou crier vers lui.
Pour prier les psaumes, seul ou avec d’autres, je peux :

  • Me mettre dans la peau du psalmiste. Loin de moi dans l’histoire, il est proche par son expérience.
  • Je prends à mon compte la situation du psaume et j’y relis ma propre histoire.
  • Entendre les mots du psaume dans la bouche de Jésus, et prier avec Lui et en Lui.

Le psaume devient alors prière du Christ à son Père.
Contempler le sens de chacun des mots, rester sur un mot, une phrase aussi longtemps que j’y trouve du goût sans me soucier d’aller plus loin.
Pour terminer, je lis le texte en entier, en demandant ce dont j’ai le plus besoin.

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  • Prier avec la prière du cœur.

La prière du cœur nous vient de Russie et des Pères du Désert. Elle a pour but de faire chair en nous le Verbe.
C’est la prière la plus simple.
Elle consiste à répéter longuement le Nom de Jésus, une phrase de psaume ou une invocation :

  • « Seigneur, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi pécheur  »,
  • « Seigneur, ne t’éloigne pas de moi »,
  • « Seigneur, montre-moi ton visage »,
  • « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ».

On peut aussi dire ces brèves invocations au rythme de la respiration:
en inspirant : « Seigneur Jésus, Fils du Dieu Vivant »,
et en expirant : « Prends pitié de moi, pécheur ».
La prière devient ainsi respiration de toute notre âme.

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  • Relire sa vie, sa journée.

Il s’agit de relire sa vie ou sa journée à la fois comme un don et un appel de Dieu.
Toute vie, toute journée est une histoire où Dieu est présent en moi, dans les autres, dans les événements.
Après s’être mis dans une attitude d’accueil et de prière, demander à Dieu de voir sa vie,sa journée avec son regard.
Lui dire d’abord merci pour tous les moments où il m’a rejoint, les passer en revue : tel fait, telle rencontre et rendre grâce.
Ensuite, lui demander pardon pour tous les moments où je n’ai pas été en alliance avec Lui, les passer en revue : telle lacune, telle faiblesse, tel péché, voir ce qui a blessé l’Amour, demander à Dieu son pardon.
Enfin, préparer la journée du lendemain ou les jours suivants.
Chercher une stratégie pour lutter contre ses faiblesses et améliorer tel ou tel point que je viens de repérer.
Présenter au Seigneur les événements que je vais vivre, les personnes que je vais rencontrer.
Et Lui offrir mon combat, ces événements, ces rencontres, les Lui confier, les Lui abandonner.
Terminer par un Notre Père.

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  • Prier en couple, en famille.

Prier en couple, c’est faire route avec le Christ, enraciner au quotidien toutes les grâces données par le sacrement de mariage.
Sans négliger la prière individuelle, tous les chrétiens doivent accorder dans leur vie une place à la prière en commun qui leur rappelle leur fraternité dans le Christ et leur devoir de sauver leurs âmes, non point à part les uns des autres, mais en collaboration.

(Pie XII aux jeunes époux – 12-02-1941).

Il est assez exigeant de se retrouver avec humilité avec son conjoint devant Dieu mais le Seigneur donne ainsi force et bénédiction.
Prier en famille, c’est se mettre ensemble devant le même Père. La prière participe à la transmission de la foi.
Toutes les formes de prière conviennent pour un temps de prière qu’il soit en couple ou en famille :
le chapelet, l’adoration du Saint Sacrement, la prière de la Liturgie des Heures, la prière de louange,
d’intercession…
Il faut s’adapter à l’assistance pour choisir des textes adaptés, des chants que tout le monde connaît, et un temps de prière proportionné à l’âge des enfants.
On peut aussi exprimer des intentions de prières en s’inspirant des évènements vécus dans la journée par chacun,
avoir un moment de silence et de recueillement en regardant une belle image de la Vierge Marie, une icône, un crucifix.
Le temps de l’Avent est particulièrement propice à la prière familiale car on peut prier devant la crèche.

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  • Participer à un groupe de prière.

Je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, Je suis là au milieu d’eux. (Mt 18, 19.20)
Prenons le temps de participer à un groupe de prière en plus de la participation à la messe.

  • Faire brûler un cierge

Faire brûler un cierge dans une église c’est dire de manière simple la foi et la confiance en Dieu.
Quand on ne sait pas quoi dire à Dieu, la lumière qui brille symbolise l’attitude de prière.