Dimanche de la Divine Miséricorde

En ce 2ème dimanche de Pâques, nous sommes invités à tourner notre regard et notre cœur vers la divine miséricorde qui est en Jésus.
Cette fête a été créée par le pape Jean-Paul II le 30 avril 2000.
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent comment les premiers chrétiens ont accueilli cette miséricorde de Jésus.
Le livre des Actes des Apôtres nous donne le témoignage de la première communauté chrétienne.
Quand on a vraiment accueilli le Christ dans sa vie, tout est changé.
C’est la joie qui renaît dans les cœurs.

L’Évangile nous raconte les difficultés de Thomas.
Nous avons souvent tendance à sourire de son incrédulité.
Qui de nous peut se vanter de n’avoir jamais eu de doute par rapport à tel ou tel aspect de la foi ?
Qui de nous ne s’est jamais posé de question sur les affirmations concernant la résurrection du Christ ou la résurrection de la chair ?
Oui, comme Thomas, nous cherchons des preuves et nous voudrions voir avant de croire.
La victoire sur notre incrédulité et sur celle du monde commence par l’écoute de l’Évangile de Pâques et cette approche concrète des blessures de Jésus à travers celles de tant d’hommes et de femmes proches ou éloignés de nous.

L’Évangile de ce dimanche nous rapporte une chose encore plus incroyable : ces hommes qui avaient abandonné leur Maître reçoivent une mission : ils sont envoyés par celui-là même qu’ils ont trahi.
Il aurait pu se dire qu’il ne pouvait pas compter sur eux, qu’ils ne sont pas fiables.
Or voilà que, malgré leur trahison, il leur redit toute sa confiance.
Il va même jusqu’à leur confier le ministère du pardon.
Tout au long des siècles, nous voyons bien que les grands témoins de la foi ont été des pécheurs pardonnés.
La vraie miséricorde ne connait pas de méfiance, elle espère contre toute espérance.

Les apôtres ont répondu à l’appel de Jésus. Ils se sont mis à annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile.
Leur message a été transmis de génération en génération.
Il nous appartient de l’accueillir et de le rayonner dans le monde d’aujourd’hui.

Chaque dimanche, le Seigneur ressuscité rejoint les communautés rassemblées en son nom pour l’Eucharistie.
Nous le prions ensemble, les uns pour les autres : envoie sur nous ton Esprit pour aller vers les hommes d’aujourd’hui, leur apporter ta Parole qui éclaire, leur offrir ton amour.
Sois avec nous, Seigneur, pour que nous soyons un instrument docile et fidèle de ton Esprit.        

 

Sources internet

Le Seigneur est ressuscité, alléluia, alléluia

La liturgie du dimanche de Pâques est empreinte de paix et de sérénité.
«Le Seigneur est ressuscité !» ;
«Le soleil s’est levé : ne cherchez plus parmi les morts celui qui est vivant.
Il a brisé les verrous de la mort !».

Jésus avait dit à Marie, la sœur de Lazare : «Je suis la résurrection et la vie. Si quelqu’un croit en moi, même s’il meurt vivra».
La résurrection, c’est la réponse de Dieu le Père à la violence, à l’injustice de la torture et de la croix.
Ceux qui ont condamné Jésus croyaient qu’ils pouvaient le faire taire et se débarrasser définitivement de lui.
Mais le Père l’a ressuscité, en approuvant les valeurs qu’il a voulu promouvoir pendant sa vie.

«Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?» (Luc 24, 5).
Notre foi chrétienne ne se limite pas à nous rappeler que le Christ est ressuscité et que notre vie ne se termine pas avec la mort.
La Pâque et la résurrection ramènent un nouveau printemps après un hiver meurtrier et glacial.
Elles nous incitent à nous engager maintenant, à prendre la vie au sérieux.
Le Christ nous invite à vivre pleinement dès maintenant, à sortir de nos tombeaux, de nos découragements, de nos craintes et de nos peurs.

«Sortez de vos tombeaux, de vos vies sans espérance. Recommencez à respirer à pleins poumons…»
«Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l’ayez en abondance». (Jean 10, 10)

Après la dernière Cène, en se rendant au mont des Oliviers, Jésus avait dit à ses disciples : «une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée.»
C’est cette même invitation que Jésus transmet aux femmes après la résurrection :
«Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.»
Ils sont conviés à retourner à leur Galilée natale, à leur lieu d’origine, à leurs familles, leurs barques et leurs filets.

Le Christ ressuscité est présent parmi nous : «chaque fois que deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis présent au milieu d’eux».
Il nous invite à écouter sa parole, à partager sa vie, à reprendre des forces avant de retourner à «notre Galilée», où il nous accompagne au jour le  jour: «Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde».

Aujourd’hui, nous fêtons la plus grande fête chrétienne, la fête de Pâques.
Le Christ ressuscité nous redonne le courage de rentrer dans nos familles, dans notre milieu de travail, pour y vivre le printemps de Dieu.

En ce premier jour de la semaine, en ce jour de la résurrection du Seigneur, Joyeuses Pâques à tous.

« Le Seigneur est ressuscité, alléluia, alléluia ».
Source internet

A toi qui es venu chercher un rameau

Tu es venu aujourd’hui pour chercher un rameau de buis, d’olivier, de laurier, de palmier,
selon les régions, tu souhaites qu’il soit béni.

Si tu es venu chercher un porte-bonheur ou une protection divine,
tu risques d’être déçu.
Dieu, en effet, veut notre bonheur,
mais il nous invite à le bâtir de nos mains.

Mais si tu crois que vivre c’est aimer,
même si la vie ne t’a pas fait de cadeaux, si tu penses que la justice,
le respect de l’homme et la solidarité sont des valeurs qu’il faut faire progresser,
si déjà tu essaies de regarder ce qui se passe autour de toi,
si tu dis bonjour à ton voisin même s’il ne répond pas ,
si tu essaies de vivre debout et si tu agis
pour que tout homme soit respecté au travail, dans le quartier ou ailleurs …
alors prends ce rameau de bon cœur et garde-le chez toi.
Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort,
comme nous l’a prouvé Jésus, que son message d’amour est à vivre
à tous les instants de notre existence.
Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur, mais le signe du bonheur que tu t’engages
à construire pour toi et les autres avec l’aide de Dieu.